19 avril 2008
Une conférence sur l'offense et l'art
Angélique a assisté il y a peu de temps à une conférence présentation du livre :
"la liberté d'offenser - le sexe, l'art et la morale"
de Ruwen OGIEN (directeur de recherche au CNRS dans le domaine de la philosophie morale).
Le propos y développe la question suivante :
Notre liberté d'expression (en particulier dans l'art) vaut-elle plus que leurs indignations ?
Cette question l'a d'autant plus intéressée que lors d'une de ses expositions, une de ses photos a été rayée volontairement à l'emplacement de son visage et de sa bouche comme si on avait voulu l'empêcher de parler !!!
La notion de consentement interpelle bien entendu beaucoup. Doit on attendre le consentement des autres pour s'exprimer dans son art ? Peut-elle peindre ce qu'elle peint tel qu'elle le fait ? Doit-elle faire réagir avec ses peintures ou doit-elle laisser une "impression sans relief" ?
Interrogation éthique capitale qui peut permettre soit une liberté salvatrice et enrichissante ou alors une censure personnelle qui ne peut que réduire sa capacité à sensibiliser.
Elle a eu le plaisir de voir que ce livre était éditer chez "la Musardine" éditeur et libraire chez qui il est possible de trouver son livre "Hypnose ou les vies d'Angélique".
Commentaires
tant que l'offense est soft, éthique ainsi qu'esthétique, elle est OK...
Se poser
Se poser la question est déjà un eveil à ce que l'on peut faire et les répercussions que cela implique. Je ne pense pas qu'il faille s'autocensurer, pour autant je trouve peu constructif les pseudos artistes qui trouvent dans la provocation une fin en soi.
Mais vous avez parfaitement définit le cadre, être soi tout simplement et s'exprimer ensuite...tout est affaire de gout et de ressenti.
Peu importe si c'est soft ou dur, être soi et sinère quoiqu'il arrive. N'oublions pas que ce qui choquait il y a 20 ans, nous fait à peine sourire aujourd'hui.
Monsieur Cric Manivelle.
l'offense du nu
pour les Grecs la repreésentation du corps nu allait de soi. Apollon n'avait aucune gêne a se montrer dans l'état de nature, fier de sa virilité solaire. Il n' y avait rien de choquant pour personne dans la mesure où la nature avait encore sa qualité de divinité titélaire (Voir mon article sur Philo-poiétique) Plus tard on a coupé le corps entre partie noble et partie ignoble. Et le tour était joué. Il fallait que dorénavant Apollon se présentât avec une misérable feuille de vigne, qui tenait on ne sait comment, dans un contraste ridicule entre le corps sans sexe et le sexe propremen. ;Pour la femme c'est encore autre chose : surtout pas les parties génitales soigneusement cachées par un chiffon rouge, ou entreloupées dans les contorsionns du bas ventre. Tout cela est assez minable. Le nu n' a rien de choquant si l'intention est bien esthétique et non perverse.Je n'apprécie pas du tout les corps déchiquetés et les barbaries sanglantes de nos "artistes" post-auschwitziens qui semblent hantés à l'infini par le regret de la barbarie de certains officiants nazis. Tout cela est déplorable. Je n'aime pas que l'on banalise le goût et nous fasse apprécier l'infâme. Guy Karl
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=342836&pid=8860480
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :




